Lundi 11 Juin.
Une date,gravée dans la teuté de tout un tas de lycéens, genre ceux qui réflechissent et qui ont de la culture. Une date dont on entend pas parler à la radio, ni à la tv, parce qu'on est pas des philosophes, et puis voilà quoi... Enfin, c'est quand même une date, le genre de date qui revient tous les ans.
Ouais, comme toutes les dates quoi.
Après l'arrivée en bus, les vomis dans les poubelles, les terminals en sueur, l'infirmerie, les fiches d'SVT prochainement fumées, le pic-nic à coté de la fontaine où il est fréquent de tomber, les guitaristes seuls et dépressifs, les signes sur la pollution de la rue, Henri Crapi, les tentatives de suicide, les passages piétons, et cette route, ouais cette route là, et ben nous voilà devant les grilles, et quelles grilles!
les grilles du meilleur lycée de l'Ain.
Déjà, c'est que d'émotion.
Accueil façon ambassadrices par un pion qui se veut poli, et puis visites des teuchiots, parce que Lucie fait que de se plaindre depuis 2h. Il parait qu'on est dans un lycée de tasspé, et puis où l'hypocrisie règne en maître. Paroles de sympatique secondes assises au milieu de soi-disant arcades qui ressemblent à un cloître. Et puis, il y a une chapelle aussi, et les pieds ne peuvent pas se poser sur les tables.
Réminiscences de nos pieds nus sur le goudron lalandais. Obligatoire. Bref, tour du lycée, et comme les chiens, on se doit de laisser une trace de notre passage. Alors, et bien... on tag. Quelle plaie que les taggeurs.
Ensuite, et bien, enfin des nouveaux arrivants, les 1L1 qui se retrouvent, et puis, on observe, on jauge, on dévisage. Des L de tout Bourg, devant les grilles du meilleur lycée privé de l'Ain. 100% de réussite au bac (et 50% de redoublement en première). C'est bon signe non? Arrivée de "j'connais un Stephen", et la bise porte chance suivie de lèchouilles de mes deux compatriotes qui veulent un peu de chance.
Salle 107. Mr Testart, 2 cm de verres de lunettes, 20 cm de cheveux gras. Une chemise plus sexy que la coupe de cheveux d'Adrien. Et des copies de bac d'SVT accessoirement.
Le boudin, le fer, les roux et la chute de leurs cheveux. Trop dure la vie. L'alimentation, et le phéno-génotype.
1h30 plus tard, le ciel blanc, les oiseaux qui ne chantent pas, et ces p***** de S autochtones et moqueurs.
Un rayon de soleil en la personne de 4 lalandais avec le sourire. Une visite du lycée, et une terrible constation... Les bancs, les murets, les murs, les sols, et bien, ils sont imberbes, gris, déprimants. Nus, et dénués de la moindre altération et autre dégradation.
Triste.
16H30, salle 107, pour la
meilleure partie de rigolade de tous les temps.
50 min plus tard, fin de la partie, et sans doute des fautes d'étourderies.
Fin des maths...
Adieu!
Un certain lendemain, un certain 12 juin St Pierre, et toujours cette salle 107 (merdique au possible). L'autobiographie, et la mort pour nos camarades S et ES. 4h de grattage, et une délivrance bienvenue...
Fin des épreuves écrites anticipées du BCG.
Adieu St Pierre, ses pseudo-littéraires, ses S moqueurs qui écrivent 1 page de commentaire, ses vendeurs de teushi, ses hippies absents/inexistants, ses parfaites, ses non-épanouis, ses murs gris, son hypocrisie, et puis quand même, mes 3E préferés,
quand même hein...
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500m plus bas, un autre lycée. A l'entrée, des drapeaux et puis des noms sur une plaque de marbre. La cour d'honneur, et les bouteilles de vodka sous les buissons. Officiellement, c'est ça,
le meilleur lycée publique de l'Ain. Un self à l'accoustique exceptionnelle, et des cuisiniers à qui l'on oublie de dire bonjour. Des élèves impolis au possible, qui tapent sur les tables, qui se tartinent de fromage. Des passages chez les CPE,
toujours bienveillants, et des têtes de turcs. Des nettoyages de foyer, serpillères et balais à la main. Des cheveux derrières les plaques transparentes, des posters sur les murs. Des noms, toujours des noms, sur les tables, sur les murs.
Hors-la-loi. De l'art, de l'art contemporain sur les igloos, et de la pub. Le coin fumeur, qui n'en est plus un, où tu t'assoies en rond, en attendant que l'herbe pousse, et que les passants passent. La plage, toujours des graffitis, des glandeurs allongés, des couples en rut.
Juste un lieu comme ça, un lieu où tu vis, où tu crois élever ton esprit.
Drôle. La diversité comme ça, l'ouverture d'esprit et le sourire, t'y crois pas comment c'est bon.
Des moments pareils, des traversées de cours à la queuleuleu, de la chantilly dans la face, des bouffages de radiateur...
Et puis des rencontres... Des profs incroyables, et puis un foyer
mieux que meetic,
mieux qu'un concours de Belote,
mieux qu'un dance floor.
A qui on dit merci quand c'est comme ça? C'lycée-là, je l'aime, comme une entité à part entière. C'que j'ai du mal à concevoir, parce que c'est juste des murs en fait... Mais des murs avec une âme, la résistance, la lutte contre les conventions. Une arme, le rire. Le ridiculle qui ne tue jamais, qui élève finallement. Merci à vous les p'tites âmes, si vous lisez ça, vous vous reconnaitrez.
Merci à la trousse de Steve, à la farine, aux amis, à Mr Maugenest, aux première L1, à la culture (wééééé), aux Néo-hippies, l'union qui fait la force, les pseudos-hippies, à la monotonie du quotidien toujours là pour être brisée, et puis un jour Adieu...
conclusion...